L'été arrive jamais le jardin, ma campagne ne m'ont semblé si beaux.
Même lorsque l'homme a tout ce qu'il faut pour être heureux il trouvera quelque chose pour se compliquer la vie, pour la gâcher. Les évènements vont et viennent, cassent nos espoirs, ternissent nos relations.
C'est justement quand on est forcé de quitter un lieu que l'on se rend compte de sa beauté, de la chance que l'on a. De la chance qu'on a eu. Depuis plusieurs années mon enfance s'écroulait petit à petit, ça paraissait normal. Sauf que les dimensions de cette chute se font de plus en plus élevées, brutales, injustes.
J'ai l'impression qu'on m'arrache une partie de moi. Mais pourtant la vie sera peut-être moins stressante, après. J'en ai assez des discours plein de vérité de mon père qui n'a pas le droit d'en dire tant. L'envie me prend pour la faire sortir, de retracer par dessus mes cicatrices. Pourtant je dois tenir.
On pourra dire ce qu'on voudra :
*c'est ici chez moi, jamais ailleur.Mon deusième chez moi c'est le temps qui me l'a pris, c'est la loi de la nature.
*mes amis je ne les oublirai jamais
L'Espoir comme chez Beaudelaire s'en va battant de son aile timide et se cognant aux plafonds pourris : il faut pas se voiler la face, même si l'espoir persiste, quelles sont les chances de rester dans mon lycée ?
Et malgré tout ça je doit rester optimiste, je me ferai surement plein de nouvelles connaissances. C'est juste que sur le coup ça me reste là.
C'est injuste ils vont faire la même classe que cette année et moi je m'en vais </3